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Plus que jamais, les arboretums ont besoin du soutien du public !

Dessouchage d'un arbre

Contrairement à d’autres pays européens, le grand-public s’implique trop peu, en France, dans la conservation et le développement des jardins, parcs et arboretums. Et pourtant, la majorité des Français s’accorde sur l’urgence de la préservation des espèces végétales menacées ! Pour qu’un maximum de citoyens passent de la parole aux actes, c’est à une véritable mobilisation qu’appelle aujourd’hui Arboretums de France.

Osons nous répéter, sans avoir peur de lasser : le phénomène de disparition des espèces – notamment végétales – a atteint une telle ampleur que l’on parle aujourd’hui de 6e extinction. Mais cette fois, nulle éruption volcanique, aucune météorite ni glaciation ne peuvent être invoquées. Car la cause est connue : l’Homme.

Dans l’océan des actions qui doivent être conduites à l’échelle mondiale, le développement des conservatoires d’espèces que sont les arboretums constitue, sous nos latitudes, une action primordiale. A la fois conservatoires de la biodiversité, espaces d’adaptation, de multiplication et de diffusion des végétaux, lieux de recherche, de sensibilisation du public et d’éducation, les arboretums constituent le dernier refuge d’espèces menacées et leur seule chance de pérennité.

Elagage

Des millions de donateurs pour la cause de la nature !

Parce que c’est une tradition solidement ancrée dans leur histoire, de nombreux pays européens jouissent d’une “avance” considérable sur la France en cette matière. Parcs, jardins et arboretums sont, dans les pays anglo-saxons, une véritable cause nationale, pour l’Etat, mais aussi et surtout pour le grand-public, qui s’y investit directement et qui finance l’essentiel de leurs besoins. Le “National Trust” écossais (Ecosse : 5 millions d’habitants), qui conduit des actions similaires à celles d’Arboretums de France, compte ainsi 290 000 membres donateurs et emploie 500 permanents sur les 127 sites qu’il regroupe ! Quant au National Trust anglais, ses membres sont… quatre millions !

En Suisse, le plus grand arboretum du pays (l’Arboretum national d’Aubonne), dont le budget annuel est de 800 000 francs (660 000 euros) est financé à 85 % par le public et le mécénat. Rien de tel en France, où les financements publics demeurent exceptionnels (sauf subventions ponctuelles) et où le grand public manque singulièrement à l’appel : les donateurs d’Arboretums de France ne représentent que quelques milliers de personnes.

De très importants besoins financiers

AIDEZ-NOUS À AIDER LES ARBORETUMS FRANÇAIS

Dons 2013, il est encore temps !

Plantation d'un arbre
Arbre fendu

Il n’est pas de jardin, de parc ou d’arboretum sans intervention humaine, pour soigner, entretenir, embellir.
Salaires et charges annuels de deux jardiniers qualifiés : 80000 €

La plupart des collections botaniques ont besoin d’un apport régulier en eau que la nature seule ne peut leur fournir.
Système d’irrigation d’un parc de 13 ha : 35000 € à 40000 €

La tempête Xynthia (2010) de triste mémoire, a fait de très gros dégâts, imposant des travaux de recalibrage et de déblayage dans de nombreux parcs et arboretums.
Coût d’élagage et de déblayage pour 300 arbres : 9000 €

Tondeuses, tailleuses et outils divers s’usent, tombent en panne, cassent.
Pour l’entretien annuel du matériel d’un parc de 13 ha : 3000 €

Gros coup de vent, canicule sévère, maladie… peuvent imposer l’élimination de certains arbres.
Démontage et dessouchage d’un grand pin : 500 € à 800 €

Aujourd’hui la plupart des arboretums, espaces paysagers aménagés, sont ouverts au public. Mais les recettes liées aux visites demeurent aléatoires et marginales.
Recette pour 1 000 visiteurs à une moyenne de 8 € : 8000 €

Un arboretum est un espace vivant. Des arbres meurent et sont remplacés, et les collections botaniques doivent s’enrichir sans cesse.
Pour planter 250 à 300 nouveaux sujets chaque année : 5000 €

Les besoins sont pourtant là. Ainsi qu’on peut le voir dans l'encart ci dessus, le coût annuel de fonctionnement d’un arboretum est considérable rapporté aux entrées (toujours aléatoires) qui peuvent être les siennes. Et les besoins, eu égard à la dégradation croissante du patrimoine végétal, sont immenses.

C’est la cause que défend inlassablement notre fonds de dotation. Un récent sondage met en évidence l’intérêt des Français pour cette thématique, montrant que nous ne prêchons pas le désert ! Mais il importe aujourd’hui que la prise de conscience de nos concitoyens sur le caractère absolument vital de la préservation des espèces se traduise en actes concrets et en soutien financier. Pour leur simple survie et pour celle des missions qu’ils assument, les arboretums français ont besoin de moyens très importants. Et nous sommes, vous êtes (et un public toujours plus nombreux, nous l’espérons), les seuls susceptibles de les leur apporter. Pour notre bien commun ! Le monde végétal, faut-il le rappeler, est omniprésent dans notre vie et indispensable à notre alimentation, notre pharmacopée, notre habitat, nos ressources énergétiques…

Transport d'un arbre pour le replanter