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Courrier de Danielle Valentin aux donateurs - Septembre 2016

Chère Amie, Cher Ami d’Arboretums de France,

J’espère que cette lettre vous trouvera reposé, à l’issue d’un été propice aux retrouvailles familiales, aux découvertes et au dépaysement. Les vacances sont l’occasion d’une coupure toujours bienvenue dans ce monde qui va vite, trop vite, et où l’on a rarement le temps de se “poser” pour prendre un recul nécessaire, se consacrer à ses passions, ou tout simplement renouer avec cette nature à laquelle nous sommes tant attachés.

Un enchantement naturel a croisé le ciel de notre été dans la nuit du 11 au 12 août, et peut-être avez-vous pu en profiter : la grande pluie d’étoiles filantes des Perséides, cette année exceptionnellement fastueuse. Ce magnifique et rare ballet céleste dû aux rubans de particules de la comète Swift-Tuttle, nous a rappelé toute la magnificence et la puissance de la nature et des éléments, nous renvoyant, aussi, à notre fragilité d’humains.

Mais il nous faut, en cette rentrée, redescendre sur terre, où les nouvelles ne sont pas bonnes. Le “Rapport annuel sur l’état du climat”, qui compile les travaux de plus de 450 scientifiques dans le monde, est sans ambiguité : l’année 2015 a été la pire en termes d’émissions de gaz à effet de serre, avec pour corollaire un nouveau recul des glaces, des épisodes exceptionnels de sécheresse et d’inondation, la poursuite de l’élévation du niveau des océans et de nouvelles et irréversibles dégradations de l’environnement.

En outre, le “Jour du dépassement global”, autrement dit la date à laquelle, chaque année, l’humanité a consommé toutes les capacités et ressources que peut produire la planète en un an, a été évalué au 8 août.

Il était au 30 septembre en l’an 2000 ! Il faudrait aujourd’hui trois planètes si tous les êtres humains devaient accéder aux standards de vie d’un citoyen français !

Cette “empreinte écologique” est ravageuse et la pollution, la déforestation, la surexploitation des ressources fragilisent chaque jour un peu plus les milieux naturels mettant en cause la survie même des espèces.

Une autre information nous apporte hélas la preuve du bien-fondé de nos craintes, nous rappelant la nécessité absolue de préserver la biodiversité : la Société internationale du magnolia vient d’estimer à 48 % le nombre des espèces de magnolias gravement menacées ou en danger de disparition dans leur milieu naturel : pratiquement la moitié de toutes les espèces naturelles, soit plus d’une cinquantaine ! Nous avons comparé les listes : notre arboretum des Grandes Bruyères, conservatoire d’une collection nationale classée de magnolias possède dix-sept de ces espèces ! Or nous savons que dans quelques années, beaucoup de ces magnolias menacés ne seront plus présents dans la nature. Ainsi mesure-t-on mieux l’intérêt majeur de notre mission et de celle des arboretums.

Notre combat pour la collecte, la conservation, la reproduction et la diffusion d’espèces en danger (de magnolias mais aussi de conifères, de chênes) est en effet vital si nous voulons avoir une chance de transmettre ce patrimoine biologique aux générations futures.

Vous êtes à nos côtés dans ce combat. Mais nous sommes encore trop peu nombreux ! Soyez les ambassadeurs de la nature et de sa préservation, c’est une lutte qui ne souffre aucune faiblesse.

Et merci de continuer à nous aider par vos dons, alors qu’après des épisodes caniculaires puis de sécheresse ces dernières années, ce sont des inondations qui sont venues ralentir, au risque de le compromettre, l’accomplissement de notre tâche au sein des Grandes Bruyères. Comme vous le lirez dans le bulletin, d’urgence nous devons recruter un nouveau jardinier. Nous avons besoin de vous !

Vos encouragements et votre soutien sans faille sont notre moteur. Un immense merci !

Bien amicalement,

Danielle Valentin - Déléguée générale

PS : Retournez dès aujourd’hui votre bulletin de don ou faites un don en ligne. Aidez-nous dans la durée par votre don régulier. Informez-vous sur les legs, donations et assurances-vie en notre faveur. Au nom de tous les arboretums qui travaillent chaque jour à sauver notre patrimoine botanique, encore mille fois merci !