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L’exemple anglo-saxon

Photo de Raymond Durand

Non loin des côtes françaises, dans les îles anglo-normandes, les collections botaniques révèlent une approche et un savoir-faire remarquables par rapport aux jardins et arboretums du continent. On y décèle une forte communion entre le jardinier et la nature, une complicité, une alliance entre l’homme et les plantes, un respect aussi.

Cette impression est renforcée à la découverte des compositions paysagères et de la diversité des collections anglaises et écossaises, et l’on peut s’étonner du contraste avec les collections françaises.

Que faut-il faire pour rivaliser avec nos voisins en matière de culture et de conservation du matériel végétal et du patrimoine génétique ? Ne pourrait-on pas s’inspirer de pays qui attachent, depuis des siècles, une telle importance à la richesse et à la beauté de leurs jardins ? Il est vrai que ceux-ci font partie de la culture du public, de sa vie quotidienne. Cet intérêt se traduit par une participation active et directe des citoyens à la sauvegarde de leur patrimoine végétal, de leurs jardins et de leurs collections sous des formes que la France ignore. La fréquentation des sites y est également beaucoup plus importante.

Les Britanniques, en outre, par le biais des nombreuses associations et fondations auxquelles ils apportent leur contribution, permettent de financer des travaux, des plantations, bref d’assurer le bon fonctionnement des collections, qui jouent ainsi pleinement leur rôle de conservatoires des espèces végétales.

C’est un exemple qu’il nous faut suivre. Un défi qu’Arboretums de France souhaite relever en élargissant le cercle de ses donateurs, encore trop peu nombreux.

Raymond Durand
Président du Comité scientifique d’Arboretums de France